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Georges Demenÿ (1850-1917), l'homme aux portraits vivants - Une préhistoire du cinéma, épisode 5 / Joël Farges / France / 1978 / Sur HENRI
 
 
YOLANDE MOREAU HELENE VINCENT 'DES FEMMES COMME LES AUTRES'
 
 
Albert Londe (1842-1917) - Une préhistoire du cinéma, épisode 3 / Joël Farges / France / 1978 / Sur HENRI

Albert Londe (1842-1917) Une prehistoire du cinema (1980), épisode 3 Joel FARGES France / 1978 / 9:26 1880. Avant les années Lumière, Albert LONDE, homme de science, applique les acquis de la chronophotographie à la photo amateur et est ainsi l'un des inventeurs de l'instantané comme genre. Il invente également un appareil photographique à neuf objectifs, capable d'enregistrer neuf clichés à la seconde : le chronophotographe électrique, qui imprime sur une plaque sensible les phases successives d'un mouvement. Spécialiste des maladies nerveuses à la Salpêtrière, chez Charcot, Albert Londe fera défiler devant son appareil aliénés, épileptiques, convulsionnaires, mélancoliques. Ces chronophotographies ont pour but d'en savoir plus sur les symptômes invisibles à l'œil nu, de révéler scientifiquement et objectivement les caractéristiques d'une maladie nerveuse. Le mot du réalisateur Fantascope, badizograph, phénakistiscope, mégascope, lapiposcope, mouvementographe, cinébibliographe... N'a-t-on jamais créé autant de mots nouveaux pour une seule et même invention, le cinématographe ? C'est qu'ils sont nombreux, ces pionniers qui, entre 1875 et 1895, cherchent à animer des images. Ils déposeront dans ces années pas moins de 315 brevets. Rien qu'en France. Preuves que le cinéma était souhaité, désiré... (Joël Farges) (La suite sur le site) La préhistoire du cinéma, épisode 3. Suite de la très belle série de Joël Farges à La Cinémathèque Française, site HENRI Lu 29601 fois
[2026-05-27 02:00:00]

 
 
Le cinéma belge brille au Festival de Cannes
 
 
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Disparition de Thérèse Liotard
 
 
Cannes 2026 : Cristian Mungiu repart avec la Palme d'or pour Fjord

Le samedi 23 mai, le 79e Festival de Cannes a fermé ses portes au Grand Théâtre Lumière. Eye HAIDARA, qui avait ouvert le festival douze jours plus tôt, animait à nouveau la cérémonie. Sur le tapis rouge, les remettants des prix ont défilé : Geena Davis, Xavier Dolan, Pierfrancesco Favino, Gaël García Bernal, Nadine Labaki et Zoe Saldaña. La Palme d'or a été remise par Tilda SWINTON. Barbra Streisand, qui devait recevoir sa Palme d'or d'honneur en personne, n'a pas pu faire le déplacement. C'est Isabelle Huppert qui a prononcé quelques mots en son nom avant de lui remettre le prix. La grande surprise de la soirée est venue de Roumanie. Cristian MUNGIU a remporté la Palme d'or pour Fjord, film porté par Sebastian Stan et Renate Reinsve, sur une famille catholique accusée par les services sociaux de maltraiter ses enfants. Dix-neuf ans après 4 mois, 3 semaines, 2 jours, le cinéaste devient double-Palmé. Son discours a été très politique : « L'état du monde n'est pas le meilleur. » Le Grand Prix est allé à Minotaure d'Andreï Zviaguintsev, le Prix du Jury à L'Aventure rêvée de Valeska Grisebach. Le Prix de la mise en scène a été partagé entre Pawel Pawlikowski pour Fatherland et les Espagnols Javier Calvo et Javier Ambrossi pour La Bola negra. Le Prix du scénario est revenu à Emmanuel Marre pour Notre salut. Côté interprétation, deux ex-aequo : Virginie Efira et Tao Okamoto pour Soudain de Hamaguchi, et Emmanuel Macchia et Valentin Campagne pour Coward de Lukas Dhont. La Caméra d'or a récompensé Ben'Imana de la Rwandaise Marie-Clémentine Dusabejambo. Le cinéma français repart sans Palme mais avec plusieurs prix : Valentin Campagne pour Coward, Emmanuel Marre pour Notre salut. De son côté, la Caméra d'or a récompensé Ben'Imana de la Rwandaise Marie-Clémentine Dusabejambo, premier film remarqué tout au long de la quinzaine par la critique. Photo de @Fannyrlphotography, reproduction interdite. Lu 30824 fois
[2026-05-24 02:00:00]

 
 
Thaïs - Les Possédées / Anton Giulio Bragaglia / Italie / 1917 / Sur HENRI

Thais (1917) Les Possédées Anton Giulio BRAGAGLIA Italie / 1917 / 36:53 / Intertitres français Avec Thais GALITZKY, Ileana LEONIDOFF, Mario PARPAGNOLI, Augusto BANDINI, Alberto CASANOVA. La comtesse russe Thaïs Galitzky aguiche des hommes mariés avant de les ruiner. Ayant séduit le mari de sa meilleure amie, elle est prise de remords lorsque celle-ci meurt. Des trois frères Bragaglia, c'est Anton Giulio qui demeure le plus connu pour sa proximité, dès 1911, avec le futurisme italien et son fondateur, Marinetti. Il réalise quatre films dont Thaïs, qui est à ce jour le seul film conservé, et qui amplifiera sa notoriété de théoricien et de photographe expérimental. La vie de l'actrice principale, Thaïs Galitzky, a probablement contribué à son projet. Les archives consultées par l'un des plus grands spécialistes de la période, Giovanni Lista, révèlent l'admiration immédiate de Bragaglia lorsqu'il découvre la comédienne sur scène. Il la consacre comme la danseuse « mimo-plastique », courant chorégraphique alors très en vogue. Le personnage légendaire de Thaïs aura bien servi tous les arts : les analyses d'Apollinaire, le roman d'Anatole France, un opéra de Jules Massenet, un film de Louis FEUILLADE en 1911. Thaïs est habituellement assigné au « cinéma futuriste » : ses décors, conçus par Enrico PRAMPOLINI, peintre momentanément futuriste, ouvrent emblématiquement le film, ornent les appartements et les parures de la courtisane capiteuse, puis le concluent...(Dominique Païni) (La suite sur le site) Un film italien des années 1910 à la Cinémathèque Française, pourquoi se priver!! Lu 33661 fois
[2026-05-20 02:00:00]

 
 
Cannes 2026 : Pedro Almodóvar de retour en compétition avec Amarga Navidad

Le mardi 19 mai au soir, Pedro ALMODOVAR a foulé le tapis rouge du Palais des Festivals pour présenter en compétition officielle Amarga Navidad, intitulé Autofiction en France, son nouveau long métrage espagnol. Le cinéaste, qui concourt pour la septième fois pour la Palme d'or, était entouré d'un casting féminin très fourni : Bárbara Lennie, Aitana Sánchez-Gijón, Victoria Luengo, Milena Smit, Carmen Machi et Rossy de Palma, accompagnées des acteurs Leonardo Sbaraglia, Patrick Criado et Quim Gutiérrez. Le tapis rouge a attiré son lot de personnalités venues assister à la projection : Juliette Binoche, élégante en noir et blanc, Antoine de Caunes, Dita von Teese, Joey Starr, François Xavier Demaison accompagné de son épouse Anaïs, le footballeur Mamadou Sakho, Thylane Blondeau et Sofiane Pamart. Moment particulièrement émouvant de la soirée : l'apparition de Mischa Aznavour, fils de Charles Aznavour, accueilli sur le tapis rouge au son de Hier encore — un hommage spontané de l'organisation qui n'a pas laissé les photographes indifférents. Amarga Navidad suit deux récits en miroir. D'un côté, Raúl, scénariste-réalisateur en panne d'inspiration, qui s'empare de la vie de son assistante Mónica pour écrire son prochain film. De l'autre, Elsa, réalisatrice en deuil après la mort de sa mère, qui part se ressourcer à Lanzarote avec son amie Patricia. Le film, déjà sorti en Espagne en mars 2026 où il a récolté 2,3 millions d'euros de recettes, fait ici sa première apparition sur la scène internationale. La musique est signée Alberto Iglesias, fidèle collaborateur d'Almodóvar depuis trente ans. Le film dure 112 minutes et est distribué dans le monde par Warner Bros. Pictures. Les photos sont de @Fannyrlphotography, reproduction interdite. Lu 32136 fois
[2026-05-20 02:00:00]

 
 
Cannes 2026 : neuf minutes d'ovation pour Diamond, le polar d'Andy Garcia

Le mardi 19 mai au soir, Andy GARCIA a monté les marches du Palais des Festivals pour présenter hors compétition Diamond, son deuxième long métrage en tant que réalisateur, vingt ans après Adieu Cuba. Un retour à la mise en scène très attendu pour l'acteur américano-cubain de 70 ans, connu pour ses rôles dans Les Incorruptibles, Le Parrain 3 et Ocean's Eleven. Sur le tapis rouge, Garcia était entouré d'un casting impressionnant : Vicky Krieps, Bill Murray, Dustin Hoffman, Brendan Fraser et Danny Huston ont tous fait le déplacement sur la Croisette. Sharon Stone, venue en soutien, a elle aussi concentré les regards des photographes dans un total look noir très élégant. Le chanteur Robin Thicke était également présent ce soir-là. Dans le film, Andy Garcia incarne Joe Diamond, un détective privé solitaire à Los Angeles, au passé traumatique et à l'humour grinçant, capable de résoudre les affaires que le LAPD ne parvient pas à élucider. Véritable lettre d'amour au film noir hollywoodien classique, Diamond plonge le spectateur dans les rues nocturnes de Los Angeles avec une atmosphère rétro soignée. L'idée du film est née de façon inattendue : c'est en aidant sa fille Daniella à rédiger une nouvelle inspirée du roman de Raymond Chandler Le Privé que Garcia a imaginé le personnage de Joe Diamond. Il aura fallu vingt ans pour que le projet aboutisse. À l'issue de la projection au Grand Théâtre Lumière, le public a offert une standing ovation de neuf minutes à l'équipe du film. Les premières réactions de la presse sont globalement positives, saluant une réalisation élégante et une performance saisissante du réalisateur dans son propre film. Photo de @Fannyrlphotography, reproduction interdite. Lu 34118 fois
[2026-05-20 02:00:00]

 
 
Cannes 2026 : Léa Seydoux et Catherine Deneuve sur les marches pour Gentle Monster

Le vendredi 15 mai, le tapis rouge du Palais des Festivals a réservé une belle soirée aux amateurs de cinéma européen. Marie Kreutzer, réalisatrice autrichienne révélée avec Corsage, présentait en compétition officielle son nouveau film, Gentle Monster, coproduction austro-germano-française en lice pour la Palme d'or. L'attraction principale de la montée des marches, c'était évidemment le duo Lea SEYDOUX et Catherine DENEUVE. Les deux actrices interprètent dans le film une fille et sa mère, et leur présence côte à côte sur les marches a concentré tous les regards et tous les appareils photo. Léa Seydoux, Palme d'or en 2013 pour La Vie d'Adèle, y incarne Lucy, une pianiste dont la vie bascule le jour où la police se présente à son domicile pour arrêter son compagnon et saisir ses ordinateurs. Catherine Deneuve joue Éloïse, sa mère. Les actrices allemandes Jella Haase et Laurence Rupp, la chanteuse Camille — qui signe la musique du film —, la réalisatrice Marie Kreutzer et le producteur Alexander Glehr complétaient le groupe sur le tapis rouge. Le film, d'une durée de 114 minutes, explore en parallèle deux destins féminins confrontés aux zones d'ombre des hommes qui les entourent. Un thriller intime tourné entre l'Autriche, l'Allemagne et la France, dans lequel Léa Seydoux porte le récit avec une intensité qui a visiblement convaincu la salle. Pour Catherine Deneuve, il s'agissait de sa deuxième montée des marches en deux jours, après Histoires parallèles de Farhadi la veille. À 82 ans, l'actrice reste une présence incontournable sur la Croisette. Sortie en salles prévue à l'automne 2026. Les photos sont de @Fannyrlphotography, reproduction interdite. Lu 32828 fois
[2026-05-17 02:00:00]

 
 
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Adam Driver sur les marches de Cannes pour Paper Tiger de James Gray

Le samedi 16 mai au soir, le tapis rouge du Palais des Festivals a accueilli l'équipe de Paper Tiger, nouveau film de James GRAY présenté en compétition officielle pour la Palme d'or. Ajouté à la sélection à la dernière minute, le film n'en a pas moins provoqué une belle agitation sur la Croisette. Adam Driver a monté les marches avec le réalisateur James Gray et Miles Teller, accompagnés du reste de l'équipe du film. Driver, habitué du festival, et Teller formaient un duo solide pour défendre ce thriller criminel dans lequel ils incarnent deux frères que tout oppose, pris dans l'engrenage de la mafia russe. Une affaire douteuse qui tourne rapidement au cauchemar, mettant en danger leur famille et leur lien fraternel. Pour James Gray, Paper Tiger marque un retour aux sources. Après les grands espaces d'Ad Astra et l'Amazonie de The Lost City of Z, le réalisateur de Little Odessa renoue avec le thriller criminel ancré dans un milieu populaire américain, son terrain de prédilection depuis ses débuts. Il aura fallu quatre ans après Armageddon Time pour qu'il retrouve la compétition cannoise. Le casting a failli être très différent : Anne Hathaway et Jeremy Strong étaient initialement annoncés avant de quitter le projet pour des raisons d'agenda. Paper Tiger est l'un des deux films américains en lice pour la Palme d'or cette année. Sortie aux États-Unis prévue par Neon à l'automne 2026. Les photos sont de @Fannyrlphotography, reproduction interdite. Lu 31775 fois
[2026-05-17 02:00:00]

 
 
Cannes 2026 : Deneuve, Huppert, Efira, Cassel, le grand défilé pour Histoires parallèles

Le jeudi 14 mai au soir, le tapis rouge du Palais des Festivals a accueilli l'un des castings les plus impressionnants de cette édition. Asghar Farhadi présentait en compétition officielle son nouveau film, Histoires parallèles, en lice pour la Palme d'or. Et pour l'occasion, c'est une procession de stars qui a monté les marches : Virginie Efira, Vincent Cassel, Isabelle Huppert, Pierre Niney, Adam Bessa et Catherine Deneuve, accompagnés du réalisateur iranien lui-même. Virginie Efira, dans une robe courte dorée, effectuait là sa première apparition sur la Croisette cette année. Elle interprète dans le film une romancière en manque d'inspiration qui se met à espionner ses voisins, un rôle pour lequel Farhadi l'a choisie notamment pour sa voix, qu'il a beaucoup travaillée avec elle pendant le tournage. Catherine Deneuve, dont la présence au générique avait été soigneusement gardée secrète jusqu'aux derniers jours, a provoqué une vraie surprise sur le tapis rouge. Isabelle Huppert, en robe rouge, a elle aussi concentré tous les regards sur les marches. Le film, d'une durée de 140 minutes, est une coproduction franco-belgo-italienne. C'est le deuxième long métrage en langue française du cinéaste, après La Séparation et Une séparation remportait deux César en 2012. Pour le tournage parisien, une anecdote amusante a circulé : l'équipe elle-même s'était retrouvée espionnée par des voisins curieux, en écho direct au sujet du film. Histoires parallèles est l'un des films les plus attendus de cette compétition. La projection s'est tenue à 20h30 au Grand Théâtre Lumière, devant une salle comble. Le palmarès sera dévoilé le 23 mai. Les photos sont de @Fannyrlphotography, reproduction interdite. Lu 31478 fois
[2026-05-16 02:00:00]

 
 
Marilyn Monroe : 100 ans, et toujours aussi culte : on a visité l'expo de la Cinémathèque

La Cinémathèque française a décidé de fêter ça en grand : cent ans après la naissance de Norma Jean Baker, une exposition entière lui est consacrée rue de Bercy à Paris, et elle durera jusqu'au 26 juillet. Si vous avez la référence, vous allez adorer. Et si vous ne l'avez pas, vous repartirez avec. Parce que l'exposition joue précisément sur ça : démêler le mythe de la femme, l'icône de l'actrice. La robe blanche au-dessus de la bouche d'aération, les mains soigneusement posées pour que la morale de l'époque ne s'emballe pas. Sept ans de réflexion, 1955, Billy WILDER. Une image devenue l'une des plus reproduites du XXe siècle, et qui n'a rien perdu de sa force. Les tableaux d'Andy WARHOL sont également là. Ces sérigraphies en couleurs criardes réalisées à partir d'une simple photo promo pour Niagara, référence ou pas, on repart avec. Warhol avait compris avant tout le monde ce que Monroe incarnait : le passage d'une personne à une image, d'un talent à un produit. Mais l'exposition ne se contente pas de ressortir les classiques. Elle cherche, et c'est son vrai intérêt, à remettre l'actrice au centre. Les costumes originaux, les extraits de films, les photographies de plateau : on découvre une femme qui travaillait sérieusement son métier, prenait des cours, et s'est battue contre les studios jusqu'à créer sa propre société de production. Son influence n'est pas oubliée non plus : l'exposition montre comment Marilyn MONROE continue de traverser les époques, de la culture pop aux mouvements féministes contemporains. Une exposition dense et bien construite, qui s'adresse autant aux néophytes qu'aux fans de longue date. Comptez 1h30 de visite. Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, jusqu'au 26 juillet 2026. Lu 14685 fois
[2026-05-15 02:00:00]

 
 
Cannes 2026 : L'Abandon, sur les derniers jours de Samuel Paty, projeté hors compétition

Le mercredi 13 mai, le réalisateur Vincent GARENQ a foulé le tapis rouge du Palais des Festivals avec l'actrice Emmanuelle Bercot et l'acteur Antoine Reinartz pour la projection de L'Abandon, présenté hors compétition. Un film attendu, tourné dans le plus grand secret, qui retrace les onze derniers jours ayant précédé l'assassinat du professeur Samuel Paty en octobre 2020. Le long métrage, produit discrètement depuis trois ans, n'a été officiellement annoncé par UGC que le soir du rendu du procès en appel, le 4 mars 2026. Antoine REINARTZ incarne Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie du collège de Conflans-Sainte-Honorine, tandis qu'Emmanuelle BERCOT joue la principale de l'établissement. Le film reconstitue l'engrenage fatal déclenché par le mensonge d'une adolescente, amplifié sur les réseaux sociaux par son père, jusqu'à parvenir à un jeune islamiste radicalisé résidant à Évreux. À l'issue de la projection, le film a été chaleureusement ovationné par la salle. Vincent Garenq a pris la parole : « On a essayé d'être au plus proche de l'histoire de Samuel, avec des choses qu'on ne saura jamais car il n'est plus là pour nous en parler. Maintenant, le film doit circuler. » Il a également annoncé avoir sollicité le patronage du ministère de l'Éducation nationale, afin que les enseignants puissent projeter le film en classe dans les meilleures conditions. Le scénario s'appuie sur les enquêtes judiciaires et les procès pour restituer, presque heure par heure, le déroulement des faits. L'assassin y est délibérément maintenu dans l'ombre, réduit à une silhouette inquiétante. L'Abandon est sorti en salles le jour même de sa projection cannoise, le 13 mai 2026. Lu 8400 fois
[2026-05-15 02:00:00]

 
 
Cannes 2026 : Sandra Hüller ovationnée pour Fatherland de Pawel Pawlikowski

Le jeudi 14 mai, le réalisateur polonais Pawel PAWLIKOWSKI a présenté en compétition officielle son nouveau film, Fatherland, au Grand Théâtre Lumière. Un retour très attendu sur la Croisette pour le cinéaste d'Ida et de Cold War, huit ans après sa dernière venue. Sandra HULLER a foulé le tapis rouge dans une tenue Chanel, la maison dont elle est ambassadrice. À ses côtés, le réalisateur Pawel Pawlikowski, l'acteur Hanns Zischler, qui incarne Thomas Mann dans le film, August Diehl et le directeur de la photographie Lukasz Zal. Parmi les personnalités présentes ce soir-là, on notait aussi Nadia Tereszkiewicz et Iris Mittenaere. Le film, tourné en noir et blanc dans un format carré, suit le retour en Allemagne de l'écrivain Thomas Mann en 1949, accompagné de sa fille Erika, actrice, écrivaine et pilote de rallye. Exilés aux États-Unis depuis 1933, père et fille traversent une Allemagne en ruines à bord d'une Buick noire, de Francfort sous domination américaine jusqu'à Weimar contrôlée par les Soviétiques. Le voyage tourne progressivement au règlement de comptes familial. À l'issue de la projection, le film a reçu plus de quatre minutes de standing ovation. Pawlikowski a pris la parole avec humour : « Merci infiniment. J'espère qu'au moins la moitié d'entre vous le pensait vraiment. » Sandra Hüller, elle, a été visiblement submergée par l'accueil de la salle. Avec Fatherland, le cinéaste confirme sa place parmi les favoris de cette 79e édition. Les photos sont de @Fannyrlphotography. Reproduction interdite sans son accord. Lu 11086 fois
[2026-05-15 02:00:00]

 
 
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