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  Dernière mise à jour :

Emmanuel Mouret a réalisé son 13è film
 
 
Le Fantôme de l'opéra, projection en présence du réalisateur

Le film Le Fantome de l'Opera d'Alexandre CASTAGNETTI est sorti en salles ce mercredi 28 octobre. Le jour même, nous étions au Pathé Alésia à Paris pour une projection en présence du réalisateur, qui a ensuite répondu aux questions du public. La date de sortie a une résonance particulière pour cette histoire. Dans la nuit du 28 au 29 octobre 1873, la salle Le Peletier, qui accueillait alors l'Opéra de Paris, a été entièrement détruite par un incendie. Ce sinistre a accéléré l'achèvement du Palais Garnier, inauguré en 1875. Une légende parisienne raconte qu'un jeune pianiste prénommé Ernest aurait été défiguré dans cet incendie, où sa fiancée, une danseuse, aurait perdu la vie, et qu'il se serait ensuite réfugié dans les sous-sols du nouvel opéra alors en construction. Gaston Leroux s'en serait inspiré pour écrire son roman, paru en 1910. Le fantôme du film porte d'ailleurs le nom d'Ernest Dupré. Prévue au départ le 23 septembre, la sortie a été repoussée au 28 octobre, 153 ans après l'incendie. Pour Alexandre Castagnetti, l'opéra est une affaire de famille. Né en Italie, à Chieri, il est le fils d'un ténor dont la carrière a conduit toute la famille à s'installer en France, et il a grandi à Orléans. Il a lu le roman de Gaston Leroux au collège et s'est dit à ce moment-là qu'il fallait en faire un film. Musicien lui-même, il tenait à une musique entièrement originale, signée Dan Levy. Il s'agit de la première adaptation française du roman au cinéma. Le réalisateur, qui a coécrit le scénario avec Camille Fontaine, transpose l'histoire dans le Paris d'aujourd'hui et donne une place centrale à la danse. Anastasia, une jeune danseuse interprétée par Deva Cassel, intègre le ballet de l'Opéra de Paris. Alors qu'elle répète l'Orpheus, un opéra maudit qui aurait été composé par le Fantôme, elle tombe amoureuse d'un mystérieux pianiste, joué par Julien De Saint Jean. Romain Duris, Dorothée Gilbert, Guillaume Diop, Laïka Blanc-Francard et Axel Auriant complètent la distribution. Le film dure 2h14. Le Palais Garnier occupe une très grande place à l'écran. Le tournage s'y est déroulé entre juillet et septembre 2025, et c'est sans doute la première fois qu'un film y a été tourné aussi longuement. Obtenir l'accord de l'Opéra n'avait rien d'acquis. Le bâtiment est classé monument historique et reste ouvert au public pendant la journée, l'équipe a donc travaillé de nuit, en se glissant dans les créneaux laissés libres par les travaux et par la vie de la maison. Le matériel était installé le soir puis entièrement remballé avant l'ouverture du matin, les lieux devant être rendus dans leur état d'origine. Les équipes de l'Opéra, d'abord prudentes, gardaient la main sur tout : même le remplacement d'une ampoule devait être fait par l'un de leurs techniciens. Certaines parties du bâtiment n'étaient pas utilisables en l'état. La salle a bien été filmée, mais la scène, en réparation entre deux saisons, a dû être recréée. La façade, alors masquée par une bâche publicitaire, a été reconstituée en 3D. La bibliothèque de l'Opéra, trop étroite par endroits et remplie d'archives impossibles à déplacer, a été remplacée par une autre bibliothèque trouvée à proximité. Quant au lac souterrain, il a été construit à la Cité du cinéma de Saint-Denis. C'est dans ce décor que se déroule le ballet d'une dizaine de minutes, presque sans dialogue, qui clôt le film. Alexandre Castagnetti en a écrit le livret comme celui d'un opéra, sur une musique de Dan Levy, et la chorégraphe Marion Motin a réuni pour l'occasion 25 danseurs venus de l'Opéra comme du hip-hop, dont les étoiles Dorothée Gilbert et Guillaume Diop. À l'issue de la projection, Alexandre Castagnetti a répondu aux questions de la salle. Lu 3542 fois
[2026-10-29 01:00:00]

 
 
Jonathan BAILEY Natalie PORTMAN réunis pour le thriller 'Pumping Black'
 
 
Décès de l'acteur Patrick Stewart, célèbre pour ses rôles dans 'X-Men' et 'Star Trek'
 
 
Boulogne-Billancourt, ville moderne / René Moreau / France / 1934 / Sur HENRI
 
 
Le Champion(The champ.1979) Blu-ray
 
 
Cour de la gare Saint-Lazare / Étienne-Jules Marey, Lucien Bull / France / 1899 / Sur HENRI

Cour de la gare Saint-Lazare (1899) Etienne-Jules MAREY, Lucien BULL France / 1899 / 1:17 / Silencieux Le trafic à la gare Saint-Lazare en 1899 : un joyeux mélange de calèches, bus à impériale, chevaux et passants. À l'usage de la recherche scientifique, le physiologiste Étienne-Jules Marey réalise des films « chronophotographiques » sur pellicule celluloïd depuis 1889 grâce à des caméras conçues par ses soins. En 1895, il laisse avec indifférence les photographes et industriels piller son œuvre, mais à cette époque, tous, de Lumière à Pathé, de Gaumont à Londe, saluent en lui le découvreur de la technique de prise de vues animées. Son nom est alors étroitement lié au cinéma. Le journaliste Henri de Parville assiste en septembre 1898, dans une fête foraine à Lucerne, à une projection cinématographique présentée par un « Barnum » qui « criait d'une voix sonore » en désignant le film : « �oeIllustrissimo professor Marey, le père du cinématographe ! Il padre del cinematografo !” Et il saluait jusqu'à terre. » Tout cela changera par la suite, « lumiérisme » oblige. Le 5 février 1897, Marey présente à la Société française de photographie un nouveau modèle de chronophotographe réversible (servant aussi à la projection). Mais, décidément, Marey ne veut toujours pas perforer ses films (90 mm) car les trous « prélèvent près du tiers de la largeur des bandes ». Faute de perforations, la projection reste problématique...(Laurent Mannoni) (La suite sur le site) Soit du courage, soit de l'inconscience pour les piétons à cette époque. Mais ou sont les passages piétons. Les accidents devaient être très fréquents même si la vitesse était moindre. Un film à savourer à la Cinémathèque Française cette semaine. Lu 14291 fois
[2026-10-21 02:00:00]

 
 
Marion Cotillard et Benoît Magimel ont tourné pour Emmanuelle Bercot

Emmanuelle BERCOT, cinéaste habituée des grands festivals comme Cannes, Venise ou Berlin, a tourné son 7è long-métarge "L'enragé" en Bretagne, du 2 février au 30 avril 2026, soit 59 jours de tournage dans le Morbihan (Port-Louis, Belle-Île-en-Mer, Quiberon) et à Cap-Sizun dans le Finistère. Adapté du roman éponyme de Sorj CHALANDON, le scénario, écrit par par la réalisatrice et Armel GOURVENNEC plonge en 1934, dans le bagne pour enfants de Belle-Île-en-Mer, où 56 gamins, battus et humiliés par leurs gardiens, se révoltent et réussissent à s'évader. Mais encerclés par la mer, ils sont rapidement capturés et renvoyés en prison. Sauf Jules Bonneau, surnommé La Teigne, un adolescent écorché vif trouve refuge chez Anne et Jean Kadarn, une infirmière et un pêcheur aux idées progressistes. Jules lutte pour survivre, porté par la rage qui l'a forgé. Au casting, on touve Aaron Debarre (pour la première fois à l'écran), Marion COTILLARD, Benoit MAGIMEL (PHOTO ci-contre : source notrecinema.com), le jeune Robin Dancoing et Christophe MONTENEZ. Le film est produit par Les Films du Worso et Pathé Films, France 2 Cinema, Chapter 2, Same Player, Chi-Fou-Mi Productions et la société belge Umedia. Le long métrage est également soutenu par l'avance sur recettes du CNC, par un pool nourri de Sofica (Indéfilms, La Banque Postale Image, Cinécap, Cinémage, Cinéaxe, Imagellium, Sofitvciné, Cofimage et Palatine Etoile), par Media Slate Funding et par la Procirep. Les ventes internationales et la distribution dans les salles françaises seront pilotées par Pathe Lu 18494 fois
[2026-10-21 02:00:00]

 
 
Il avait joué aux côtés des plus grands : l'acteur Richard Riehle est décédé
 
 
Lancement n°4 - Short Episodes

# TONY SMITH (2024) : LE 4ᵉ LANCEMENT DES SHORT ÉPISODES EST OFFICIELLEMENT LANCÉ ! La série Tony Smith (2024) poursuit son aventure avec une quatrième vague de short épisodes, diffusée du 19 octobre au 16 novembre 2026, à 17h00. Une nouvelle étape qui promet son lot de surprises, de rebondissements et de nouveaux visages. Après trois précédents lancements, Tony Smith (2024) revient avec une nouvelle salve de formats courts, poursuivant le développement de son univers et de ses intrigues. Pour ce quatrième lancement, la série met notamment en avant un casting réunissant Bruno SOLO, Fred ETHERLINCK, Joel Gosset, Stephanie Van VYVE, Olivier BONJOUR et Jan DEBSKI, parmi d'autres comédiens. Avec de nouvelles interactions entre les personnages, des situations inattendues et une intensité dramatique renouvelée, cette quatrième vague entend surprendre les spectateurs tout en poursuivant les histoires développées lors des précédents épisodes. ### Une diffusion sur plusieurs plateformes Les nouveaux short épisodes de Tony Smith (2024) sont proposés du 19 octobre au 16 novembre 2026, chaque jour de diffusion à 17h00, sur les principales plateformes de vidéos courtes : - YouTube Shorts - TikTok - Facebook - Instagram Ce format permet au public de découvrir l'univers de Tony Smith à travers des séquences courtes, accessibles et adaptées aux nouveaux usages numériques. Un quatrième lancement à découvrir dès maintenant Avec cette nouvelle étape, Tony Smith (2024) poursuit son développement et invite les spectateurs, fidèles comme nouveaux venus, à découvrir la suite de l'aventure. Le quatrième lancement débute ce 19 octobre 2026 à 17h00 ! Toutes les plateformes et les informations sur la série sont accessibles via le lien officiel : https://linktr.ee/Short.Episodes.Tony.Smith Tony Smith (2024) – Short Épisodes : lancement n°4, du 19 octobre au 16 novembre 2026. Lu 17418 fois
[2026-10-19 02:00:00]

 
 
( The Exorcist ) L'Exorciste 1973 Réalisé par William Friedkin
 
 
Les fêtes et journées du cinéma nationales ont encore boosté la fréquentation des salles en 2025

L'Union internationale des cinémas (UNIC) a fait état d'excellents résultats pour les « Journées nationales du cinéma » organisées à travers l'Europe en 2025, soulignant la pertinence durable de ces initiatives pour attirer le public et soutenir les films, qu'ils soient nationaux ou internationaux. Dans plusieurs pays, ces événements ont permis d'atteindre des niveaux de fréquentation records, allant parfois à l'encontre des tendances saisonnières habituelles et créant une dynamique favorable à l'approche des mois d'été, traditionnellement plus calmes. En France, le « Printemps du Cinéma » a attiré plus de 2,2 M de spectateurs en mars 2025, tandis que l'édition estivale de « La Fête du Cinéma » 2025, qui s'étend sur quatre jours, a enregistré 3 M d'entrées. Des succès locaux, tels que le thriller "13 jours, 13 nuits" de Martin Bourboulon, conjugués à des superproductions internationales comme le drame sportif "F1" ont contribué à maintenir la croissance de la fréquentation tout au long de l'année. L'Allemagne a franchi une étape historique avec la quatrième édition de son « Kinofest » et ses 1,65 M de billets vendus en seulement deux jours : il s'agit de l'édition la plus réussie jusqu'à maintenant, marquant le week-end cinématographique le plus fréquenté de la décennie. L'Autriche a également lancé son propre « Kinofest » sur une journée, enregistrant ainsi sa plus forte affluence pour un samedi au cours des cinq dernières années. La « Fiesta del Cine » en Espagne a confirmé sa bonne dynamique. L'édition printanière a attiré près de 1,3 M de spectateurs — soit le meilleur résultat pour une édition de printemps depuis 2019 et une hausse de 52 % par rapport à l'édition 2024. Pour la première fois depuis la création de l'événement, l'édition automnale, qui s'est tenue sur quatre jours en novembre, a été dominée par trois films espagnols : "Sundays" d'Alauda Ruiz de Azúa (lauréat de la Coquille d'or à Saint-Sébastien), la comédie "The Dinner" de Manuel Gómez Pereira (située dans l'Espagne de l'après-guerre civile) et le thriller aquatique "Los Tigres" d'Alberto Rodríguez, témoignant de l'influence croissante des productions nationales pour attirer le public. L'Italie a enregistré une hausse de 42 % de sa fréquentation lors de l'édition de juin de « Cinema in Festa » par rapport à l'année précédente. Par ailleurs, une nouvelle initiative financée par le ministère italien de la Culture, baptisée « Happy Cinefamily » (du 26 septembre jusqu'à la fin de l'année 2025) a proposé une réduction pour les enfants de moins de 12 ans ainsi que pour deux adultes les accompagnant, valable pour tous les films. Aux Pays-Bas, l'événement « Bioscoop10daagse » (B10D) a également rencontré un franc succès. Cette deuxième édition — qui s'étend sur dix jours et propose des offres spéciales, des événements et des actions promotionnelles ciblées — a permis de doubler la part de marché des films néerlandais, d'améliorer les taux de remplissage et d'accroître la fréquentation dans l'ensemble des salles participantes. En Belgique, les « We Love Cinema Days » ont vu leur fréquentation progresser de 10 %, grâce notamment à une nouvelle offre promotionnelle « une place achetée, une place offerte ». Parallèlement, la Pologne a célébré le 10e anniversaire de « Święto Kina », un événement qui a mobilisé 263 cinémas et attiré plus de 500 000 spectateurs. Dans les pays nordiques, l'événement « Stora Biodagen » en Suède a totalisé 125 000 entrées, s'imposant ainsi comme la journée la plus fréquentée de l'année dans les cinémas à l'échelle nationale. Enfin, les initiatives liées à la Journée nationale du cinéma se sont également étendues au-delà de l'Europe. En Arabie saoudite, le « Week-end national du cinéma » a permis d'enregistrer une hausse remarquable de 111 % de la fréquentation par rapport au week-end précédent. Le fait que les films arabes locaux représentent près de la moitié des entrées souligne l'importance croissante des contenus régionaux dans l'engagement du public. Lu 19524 fois
[2026-10-17 02:00:00]

 
 
Les films en préparation de StudioCanal

Canal+ a déjà dévoilé un certain nombre de projets de films dont "Paddington 4" et un reboot du film culte de John Carpenter sorti en 1981, Escape from New-York (1981) . Le quatrième film de la franchise Paddington (2013) est actuellement en développement avec une équipe de scénaristes attachés au projet bien que les noms n'aient pas été dévoilés. La société s'associe à The Picture Company pour une réinvention d' "Escape from New York" où Kurt Russell a joué le prisonnier Snake Plissken, se voyant accorder une grâce s'il peut sauver le président des insurgés. Dans la même veine, StudioCanal est en train de s'attaquer à une réinterprétation du film d'horreur Hurlements (1980) de Joe Dante, sorti en 1981, qui mettait en vedette Dee Wallace dans le rôle d'une présentatrice de journaux télévisés qui se retrouve dans une station peuplée de loups-garous. Côté films originaux, StudioCanal s'associe à Blueprint Pictures pour développer une adaptation sur grand écran du roman "The Midnight Library"*** de l'auteur Matt Haig. Enfin un thriller original du réalisateur Sean BYRNE, "The Mannequin", a commencé sa production cet été, avec la star oscarisée Melissa LEO. *** Le pitch : Nora Seed, femme de 35 ans en pleine dépression, décide de mettre fin à ses jours. À minuit pile, elle se retrouve transportée dans un lieu mystérieux situé entre la vie et la mort : une bibliothèque infinie dont les livres contiennent les différentes vies qu'elle aurait pu avoir si elle avait fait d'autres choix. Accompagnée de sa bibliothécaire d'enfance, Mrs Elm, elle teste ces existences alternatives (rockstar ou sportive de haut niveau, vie de couple, etc.). IMAGE : Canal+ (source The Media Leader) Lu 20691 fois
[2026-10-16 02:00:00]

 
 
La Villanelle des rubans / Jean Epstein / France / 1932 / Sur HENRI
 
 
Mitterrand et le cinéma : une soirée spéciale à la Cinémathèque française
 
 
'Schwarzie' et 'Sly' reviennent à des franchises bien-aimées
 
 
Camille Cottin, Vincent Lindon et Fred Cavayé à la projection du film Les Misérables

À une semaine de sa sortie en salles le 14 octobre, Les Miserables (2025) de Fred Cavayé était projeté le 6 octobre au Forum des images, dans le cadre du club AlloCiné. À l'issue de la séance, le réalisateur, Vincent Lindon et Camille Cottin ont répondu aux questions des membres du club. Vincent Lindon incarne Jean Valjean dans cette nouvelle adaptation du roman de Victor Hugo, dont Fred Cavayé a salué l'humanisme. Camille Cottin, qui joue la Thénardier, est revenue sur son personnage et sur le couple qu'elle forme à l'écran avec Benjamin Lavernhe, absent de cette projection. Avec humour, Vincent LINDON a confié qu'il appréhendait la note que le film obtiendrait sur AlloCiné, en espérant qu'elle dépasse 4. Interrogée par Hajmes, membre de notrecinema, sur l'écho du film avec l'actualité, et notamment la révolte des lycéens en cours, Camille COTTIN a expliqué qu'elle était passée par les manifestations et qu'elle se sentait solidaire des lycéens. Elle a raconté que lors de leur passage au journal de 20 heures avec Benjamin Lavernhe, ils avaient été impressionnés par les images diffusées. La durée du film, 2h58, a aussi fait réagir. Fred Cavayé a expliqué qu'il tenait à rester sous la barre des trois heures. Une première version du scénario comptait 95 séquences de plus, pour une durée de cinq heures. Vincent Lindon a fait le rapprochement avec les publicités d'autrefois pour les chaussures à 99 francs : avec 2h58, cela semble psychologiquement mieux que 3h04. Les Misérables sort en salles le 14 octobre, avec également Tahar Rahim dans le rôle de Javert et Noémie Merlant dans celui de Fantine. Lu 16000 fois
[2026-10-11 02:00:00]

 
 
Redécouvrez Jean-Paul Bermondo à la Cinémathèque française

La Cinémathèque française consacre jusqu'au 31 janvier 2027 une exposition à Jean-Paul BELMONDO, intitulée Belmondo, le Magnifique, en clin d'œil au film de Philippe de Broca sorti en 1973. Elle arrive cinq ans après la disparition de l'acteur, mort en septembre 2021, et nous sommes allés la découvrir. L'exposition a été conçue par Clémentine Deroudille, en lien étroit avec la famille de l'acteur, en particulier son fils Paul. Le parcours mélange des archives personnelles de Jean-Paul Belmondo et des pièces issues des collections de la Cinémathèque, dont certaines liées à Jean-Luc Godard et au fonds François Truffaut. Les photographies y sont très nombreuses, qu'il s'agisse de portraits ou d'images de tournage, comme celle de Pierrot le fou en 1965 où l'on voit Jean-Paul Belmondo entre Jean-Luc Godard et Anna Karina. On y trouve aussi des affiches, des documents et quelques costumes portés par l'acteur. La visite commence par ses débuts. Sa carrière démarre au milieu des années 1950, et c'est A bout de souffle, en 1960, qui le révèle au public et l'associe d'emblée à la Nouvelle Vague. La suite va très vite : certaines années, il enchaîne jusqu'à huit tournages. Le parcours se poursuit avec ses films emblématiques et montre la variété de ses rôles, entre drame, comédie et cinéma d'action, sur une filmographie de 90 films. Ce qui frappe en parcourant les salles, c'est la place laissée aux extraits de films. Ils sont nombreux tout au long de la visite et permettent de retrouver Jean-Paul Belmondo à l'écran, avec sa manière de jouer libre et pleine d'énergie, plutôt que de se contenter de le raconter. Une part importante est consacrée aux cascades. Jean-Paul Belmondo tenait à les réaliser lui-même, et ce goût du risque a largement contribué à son image dans les films d'action, de L'Homme de Rio de Philippe de Broca en 1964 aux polars des années 1970 et 1980 comme Peur sur la ville, Flic ou voyou ou Le Professionnel. L'exposition propose d'ailleurs aux visiteurs de se mettre eux-mêmes en scène : grâce à un écran vert, chacun peut s'incruster dans une cascade et se retrouver, le temps d'une image, à la place de Bébel. Sa filmographie l'a mené à croiser de nombreux noms du cinéma français et européen : Jean-Luc Godard, François Truffaut, Louis Malle, Agnès Varda, Claude Lelouch ou Jean Becker derrière la caméra, Jean Gabin, Alain Delon, Jean Seberg ou Claudia Cardinale devant. Claude Lelouch est bien représenté, avec Un homme qui me plaît en 1969 et Itinéraire d'un enfant gâté en 1988, qui valut à Jean-Paul Belmondo le César du meilleur acteur. Le vernissage a eu lieu le lundi 5 octobre, en présence de Paul Belmondo et de ses fils Victor, Giacomo et Alessandro, de Stella Belmondo, venue avec sa mère Natty Tardivel, ainsi que d'Anthony Delon et de Guillaume Canet, proches de l'acteur. Isabelle Huppert, nouvelle présidente de la Cinémathèque française, était également présente. En parallèle de l'exposition, la Cinémathèque propose dans ses salles une rétrospective de 35 films, accompagnée de rencontres et de conférences. Un billet couplé permet de visiter l'exposition et d'assister à une séance de la programmation. Lu 16471 fois
[2026-10-10 02:00:00]

 
 
Benjamin Voisin est Johnny Hallyday dans le biopic que lui consacre Cédric Jimenez
 
 
Un projet 'Cyberpunk 2077' en live-action chez Paramount
 
 
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